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 ARTHUR ; nothing thicker than a knife's blade separates happiness from melancholy.

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MessageSujet: ARTHUR ; nothing thicker than a knife's blade separates happiness from melancholy.   Sam 4 Juin - 17:16

ARTHUR GRANT
❝Nothing thicker than a knife's blade separates happiness from melancholy. ❞


âge : 23 ans ✥ groupe : UNDER THE CORSICAN STARS.



londres, 2015


état civil : Célibataire.
profession : Etudiant en littérature anglaise.
particularités physiques : Assez grand, Arthur a les épaules carrées et la taille fine. Il est rarement coiffé, passe sans cesse sa main dans ses cheveux blonds. Sa peau est continuellement pâle, légèrement teintée de rose.
caractère : attentif, calme, discret, cultivé, réservé, poli, mal assuré, indépendant, tourmenté, mélancolique, passionné, imaginatif.

Une page, deux pages. Des taches d’encre, un vieux livre, du cuir corné et des pages jaunâtres. Sur le bureau s’étalent les brouillons de la dissertation qu’il tente de terminer de la façon la plus intelligente qu’il soit. Près de la pile d’ouvrages s’étalent des cours mal rangés qu’il identifient pourtant sans peine, qu’il va devoir relire ce soir, après avoir posé la dernière lettre, le dernier point. Sa colocataire s’agite, dans la chambre d’à côté, ouvre les portes d’un placard plein à craquer, chercher parmi quelques paires de talons celle qui s’associera le mieux à sa robe. Il les entend claquer sur le parquet, dans le couloir, puis la voilà qui ouvre sa porte avec un grand sourire. « Je sors, tu ne veux pas venir ? Tu travailles depuis des heures. » Elle est gentille, Elinor, elle est adorable même. Elle ne manque jamais de venir le chercher, pour tenter de le tirer de sa tanière, l’arracher à ses livres et ses essais, tous ces devoirs qu’il finit toujours en temps en heure après des soirées de labeur acharner. « La prochaine fois, promis. » La moue de la jeune femme est si claire, si facile à comprendre qu’elle n’a pas besoin de parler : il lui a déjà dit ça dix fois, sans jamais l’accompagner. Mais elle garde le silence et il lui en est reconnaissant. Après un baiser sonore qui laisse une marque rouge sur la joue de l’étudiant, voilà qu’elle disparaît. Il sait qu’elle ne rentrera qu’au petit matin.

Il n’aime pas vraiment sortir. Ses livres lui paraissent plus chaleureux, plus agréables qu’un club bondé, plus vrais, également. Et puis il sait qu’Elinor passera la soirée à lui présenter ses amies, toutes aussi jolies les unes que les autres, certes, mais qui n’éveilleront chez lui qu’une vague sympathie, un peu de pitié, peut-être, et le sentiment d’une humiliation cuisante. Ses yeux seront irrémédiablement attirés par les plus beaux garçons de l’endroit, par ceux qui ont ce je ne sais quoi de différent, ce charme un peu brut, un peu sauvage. Moins sophistiqué, moins apprêtés que les fêtards londoniens typiques, ceux qui, comme lui, se retrouvent dans un tel lieu sans l’avoir vraiment choisi. Et encore une fois, il se sentira pris d’une panique irraisonnée, incapable de supporter l’atmosphère confinée de la boîte de nuit, et il s’enfuira, saisissant le premier moment d’inattention de sa colocataire. Oui, il sait comme les choses se passeront, s’il accepte de la suivre dans ses virées nocturnes et vraiment, vraiment, il préfère s’éviter cette peine.

Son téléphone vibre alors, sur le vieux bois du bureau récupéré en bas de la rue. Sa mère. Il meurt d’envie de ne pas répondre, de laisser sonner dans le vide une communication qu’il redoute. Qui n’aura aucun sens. Il aime sa mère, oui, il l’aime certainement beaucoup, même, mais il lui ment sans cesse. Il lui ment car elle ne pourrait accepter que son fils soit homosexuel. Si elle l’a soutenue, quand il a décidé de faire des études, de tourner le dos à l’usine où son père et son frère travaillent, elle ne pourra certainement pas aller aussi loin. Chez eux, ces choses sont des maladies, des virus, des perversions, touchant des êtres prédisposés de nature, dégénérés. Des tafioles, tapettes, pédales, tarlouzes, salopes. Rien que d’y penser, il en frémit, sa gorge se serre, et il se lève pour ouvrir la fenêtre et laisser pénétrer le bruit de la rue dans sa chambre calme. Il fait frais, le ciel est lourd, chargé, il pleuvra bientôt. Par bonheur, le téléphone a cessé de vibrer. Il s’assoit alors, prend soin de relire sa dernière phrase et reprend son stylo, presque apaisé.
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MessageSujet: Re: ARTHUR ; nothing thicker than a knife's blade separates happiness from melancholy.   Sam 4 Juin - 17:16


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ELLIOTT BIRD

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